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LA VOLONTE DE DIEU EST TOUJOURS EXCELLENTE

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Les dialogues de CATHERINE DE SIENNE (347-138o) contiennent tout un traité sur la Providence. Bien des chrétiens, déplore-t-elle, ne veulent pas croire que la volonté du père est toujours excellente : « Ils ne la jugent bonne que pendant qu’ils jouissent de la prospérité, des avantages et des plaisirs du monde. Mais qu’ils viennent à les perdre, comme ils avaient placé en eux toute leur volonté et tout leur espoir, ils sont bien loin de pouvoir croire que ma providence vient de s’exercer à leur égard, Ils se croient privés de tout bien. Aveuglés qu’ils sont par leur passion, ils ne connaissent ni la richesse qui est enfermée dans ce manque ni la récompense que leur vaudrait leur patience ».

CATHERINE DE SIENNE

Le christianisme, une religion mystique

Le christianisme est une religion d’abord orientale. Le christianisme est une religion mystique. Ces affirmations surprendront beaucoup nos contemporains qui sont convaincus qu’être chrétien c’est faire de la morale. Quant à la prière, ils l’assimilent parfois à des exercices aussi vains qu’ennuyeux. Et, pourtant, des milliers de gens sont assoiffés de mystique, en marge de notre société de consommation qui a perdu le sens. Il est évidemment facile d’ironiser sur le syncrétisme souvent superficiel, sur le sentimentalisme et l’orientalisme de bazar qu’exploitent tant de  « gourous »  douteux. Au lieu d’en rire, les Eglises feraient mieux de faire leur examen de conscience : à qui la faute, si tant et tant sont obligés de recourir au tao ou au zen pour redécouvrir des vérités qui font pourtant partie de l’héritage du christianisme dès l’origine ? Qui leur a donc caché que le christianisme est la plus belle et la plus achevée des religions orientales et que la mystique est aussi nécessaire à l’homme et, peut-être même, plus nécessaire que la science ? Car le secret de la vie on ne le trouve pas dans la recherche rationnelle, même si cette recherche exalte certains ; on ne le trouve pas dans la consommation, même si le pain nous est nécessaire ; on ne le trouve pas dans l’action, même si l’on ne peut se dispenser d’agir pour faire reculer l’exploitation de l’homme par l’homme. Le chercheur, le politique, le consommateur ne sont au fond que les avatars d’un homme beaucoup plus profond. La connaissance rationnelle, l’action, la possession expriment, en réalité, un désir qui les dépasse. nPlus qu’artisan ou intelligent  – qualités que les animaux supérieurs partagent avec lui (à un moindre degré, mais une différence de quantité n’est pas une différence de nature), l’homme est mystique. C’est à dire que ses racines sont, en fait, religieuses et artistiques, donc irrationnelles ou plutôt supra-rationnelles.

Extrait de la préface de Jean-Claude Barreau, du livre « SOURCE, les mystiques chrétiens des origines » de Olivier Clément (Ed. Stock).

Prions pour les victimes de Paris

Prions mes frères et soeurs pour les victimes de Paris, et prions pour la paix en redisant ensemble la prière pour la Paix attribuée à S. François d’Assise.

Prions mes frères et soeurs pour les victimes de Paris,

Seigneur, faites de moi un instrument de votre paix.

Là où il y a de la haine, que je mette l’amour.
Là où il y a l’offense, que je mette le pardon.
Là où il y a la discorde, que je mette l’union.
Là où il y a l’erreur, que je mette la vérité.
Là où il y a le doute, que je mette la foi.
Là où il y a le désespoir, que je mette l’espérance.
Là où il y a les ténèbres, que je mette votre lumière.
Là où il y a la tristesse, que je mette la joie.
Ô Maître, que je ne cherche pas tant à être consolé qu’à consoler, à être compris qu’à comprendre, à être aimé qu’à aimer, car c’est en donnant qu’on reçoit, c’est en s’oubliant qu’on trouve, c’est en pardonnant qu’on est pardonné, c’est en mourant qu’on ressuscite à l’éternelle vie.

(source : http://fraternite-ofs-sherb.eklablog.com)

VOIR AUSSI : http://www.paris.catholique.fr/-prier-a-paris-.html

Connaissance de soi

« Je veux bien que tu voies ton néant, ta négligence, ton ignorance, mais je veux que tu les voies non dans les ténèbres de la confusion, mais à la lumière de la bonté divine que tu trouves en toi.
Apprends que le démon ne veut que vous arrêter à la connaissance de vos misères, tandis que la connaissance doit toujours être accompagnée de l’espérance de la miséricorde divine. »

Pour Catherine de Sienne la connaissance de soi-même n’est possible qu’en passant par le regard de Dieu :
« L’âme ne se voit pas par elle-même mais par Dieu, et elle voit Dieu par Dieu en tant qu’il est amour ».

Dieu se sert du mal pour un bien supérieur

Il fait tout concourir à notre bien. Malgré les apparences, c’est bien et bien Dieu qui dirige le cours des événements, à la façon d’un chef d’orchestre qui dirigerait l’exécution d’une partition composée par lui- même des artistes. Des artistes qui ne cessent de faire des fausses notes, mais qui n’en exécutent pas moins une symphonie splendide dont la beauté n’apparaitra que dans l’éternité.

Dieu est donc l’Être le plus présent et le plus agissant dans le cosmos et dans l’histoire des hommes, mais c’est Dieu « caché » – adjectif qui revient souvent sous la plume de saint Augustin et de Pascal.

Dieu n’agit pas seulement dans l’histoire lorsqu’Il guérit directement un malade ou qu’ll bouleverse un coeur, mais lorsque les événements semblent se dérouler sans Lui ou contre Lui. Aux yeux du monde, ce sont les qui gouvernent, mais pour les yeux du croyant, ils sont eux-mêmes régis par une puissance supérieure qui les utilise pour la réalisation de ses desseins. « Pour être assis sur le trône, proclamait Bossuet dans son oraison funèbre d’Henriette de France,  ils n’en sont pas moins sous sa main et sous son autorité. Rien ne se produit ici-bas sans l’autorisation de Dieu.

(Extrait du livre « Peut-on croire à la Providence » de Pierre Descouvemont, Editions de l’Emmanuel. Page 57)

La mort du vieil homme

…Si les choses dont parle Saint Jean de la Croix son réelles, il faut admettre que c’est toute la réalité. Nos efforts de perfection, notre ascèse est une purification active : elle ne prend sons sens qu’au service de la grande purification, qui est passive.

Je répète que la grande, la seule purification, c’est au fond celle de l’orgueil, qui se fait par une série de conversions. J’ai dit que nous ne pouvons pas provoquer notre conversion : c’est pourquoi elle est toujours une purification passive.

…La purification passive, c’est tout simplement Dieu qui « intervient »… au sens chirurgical du mot. Quand on a compris cela, la pratique de la vie chrétienne ne pose plus qu’un seul problème : est-ce que j’accepte qu’Il intervienne, oui ou non ? Je vous promets de Sa part qu’Il ne vous demande rien d’autre. Seulement, il faut que ce soit lucide et sincère : il faut qu’on sache qu’il va se passer quelque chose (et qu’on l’accepte). Et il ne suffit pas de donner son consentement en général, de se soumettre en général à la volonté de Dieu : car Dieu est timide avec nous, comme tous les gens qui aiment. Il faut lui donner la permission pour cela, pour cette opération. Vous me direz : Puisque je suis prêt à me soumettre, cela devrait suffire ; pourquoi faut-il encore qu’on décide soi-même ? Voyez la Sainte Vierge : Elle avait donné sa liberté depuis toujours ; pourtant, Il a éprouvé le besoin de lui demander la permission de s’incarner : il a fallu qu’elle dise oui à cela, qu’elle dise Fiat avec cette idée précise.

Cette intervention de Dieu, c’est une assez grosse affaire. Comment nous demande-t-Il la permission ?

(Extrait du livre « Le courage d’avoir peur » de Marie-Dominique Molinié, Dominicain, aux éditions du Cerf. Chapitre La mort du vieil homme, page 115et 117)

Petit test

Voudrions-nous savoir si nous lisons vraiment la Parole de Dieu ?

La Parole devrait nous dire : « C’est homme, c’est toi ! » La Parole de Dieu doit nous révéler à nous-mêmes, sinon elle demeure lettre morte. Si elle ne nous révèle pas à nous-mêmes, elle s’arrête au niveau d’une pieuse dissimulation. Notre prière est authentique lorsque la Parole de Dieu nous dévoile un aspect de nous-mêmes. Et que voyons-nous alors ? Ni des visions, ni des révélations, nous voyons seulement un doigt pointé vers nous : « Cet homme, c’est toi ! » C’est alors que nous prions vraiment.

La prière éduque. Rien n’éduque aussi bien que la prière, rien ne démontre la liberté aussi bien que la prière. « Cet homme, c’est toi ! » Si la prière ne nous le dit pas, cela veut dire que nous ne sommes pas encore entrés en relation avec Dieu.

(Extrait de « Eduquer, Former, Accompagner » de Amadeo Cencini aux Editions des Béatitudes, page 71-72)

Le Père Amadeo Cencini est un moine italien, Canossien.